Maintien à domicile

Veille de nuit

Le déroulé d'une nuit de 20h à 8h, ce que comprend le forfait (3 réveils maximum, une pièce nécessaire pour que l'auxiliaire de vie puisse dormir), ce qui se passe si votre proche appelle à 3h, et nos tarifs.
Équipe Tantor
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8
min de lecture
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13/10/2026
Sommaire

Il y a souvent un moment où la journée se passe à peu près bien, et où c'est la nuit qui devient impossible. Un proche qui se lève trois fois, qui appelle, qui cherche la salle de bain et ne la retrouve pas. Et vous, qui dormez d'une oreille depuis des mois. Une présence de nuit permet souvent de tenir à domicile plusieurs mois de plus.

Ce que recouvre la veille de nuit, concrètement

Voici une nuit type.

  • Vers 20h, l'arrivée — l'intervenant prend le relais, prépare le dîner si c'est prévu, et accompagne le repas
  • Le coucher — la toilette du soir, le change, la mise en pyjama, les médicaments préparés à l'avance par un professionnel de santé et simplement présentés
  • L'endormissement — rester à proximité, parler doucement, laisser la porte entrouverte le temps que l'angoisse retombe
  • La nuit — l'intervenant dort dans sa pièce, l'oreille ouverte, et se lève à chaque appel : accompagner aux toilettes, redonner à boire, réorienter en cas de réveil confus, raccompagner au lit
  • Le matin, vers 7h — le lever, la toilette, l'habillage, le petit-déjeuner, le relais
  • Le compte rendu — réveils, qualité du sommeil, incidents

Ce qui est inclus, ce qui ne l'est pas

Inclus dans le forfaitHors de la prestation
Coucher, toilette du soir, dîner, lever, toilette et petit-déjeuner du matinTout acte de soin, et la préparation ou l'administration d'un traitement
Jusqu'à trois réveils : toilettes, change, réconfort, réorientationSurveillance éveillée toute la nuit, qui relève de la garde malade de nuit
Compte rendu écrit de la nuitMénage de fond pendant les heures de nuit

Le forfait de nuit Tantor : 20h – 8h, trois réveils maximum

  • 12 heures de présence, de 20h à 8h — la durée maximale permise par la convention
  • Trois réveils nocturnes au maximum — en deçà du seuil de quatre interventions, qui impose de changer de régime
  • Le coucher et le lever inclus, avec la toilette et le petit-déjeuner du matin

Pourquoi trois et pas quatre ? Parce qu'au-delà, l'intervenant ne dort plus. C'est la différence entre la présence de nuit (article 137.2 de la convention IDCC 3239 : l'intervenant dort sur place, une pièce séparée est obligatoire) et la garde malade de nuit (article 137.3 : l'intervenant reste éveillé, les heures sont du travail effectif). Si les nuits de votre proche comportent systématiquement plus de trois réveils, nous vous le dirons dès l'évaluation.

Les questions que les familles posent

« L'intervenant va dormir chez mon parent ? » Oui : quelqu'un qui ne dort pas de la nuit ne tient pas une semaine, et une nuit mal dormie se paie le lendemain en vigilance. Il dort dans sa pièce, habillé pour se lever immédiatement, et se relève à chaque appel.

« Que se passe-t-il si mon père appelle à 3h du matin ? » L'intervenant l'entend — c'est pour cela que la pièce doit être proche — et il est auprès de lui en quelques secondes. Il allume une lumière douce plutôt que le plafonnier, parle calmement, nomme l'heure et le lieu s'il est désorienté, accompagne aux toilettes et réinstalle. S'il déambule, il le raccompagne doucement vers la chambre. Et si quelque chose sort de l'ordinaire, il applique la conduite à tenir écrite au contrat : appel au 15 si nécessaire, puis à vous.

La condition matérielle : une pièce où l'auxiliaire de vie peut dormir

La présence de nuit suppose que l'intervenant dorme sur place, dans une pièce séparée et dans des conditions décentes, comme l'exige la convention collective. Il faut une pièce fermée avec un vrai couchage — pas un canapé dans le salon —, une intimité réelle, un accès aux sanitaires, et une proximité suffisante pour qu'un appel soit perçu immédiatement. C'est souvent le vrai sujet de la visite : une chambre d'amis à l'étage ne convient pas si votre proche dort au rez-de-chaussée, une chambre mitoyenne même petite convient très bien. Si le logement ne le permet pas, nous vous le dirons.

Pourquoi la nuit est un sujet à part

La nuit, les repères s'effacent, l'angoisse monte, et le moindre déplacement devient risqué. Selon l'Institut National du Sommeil et de la Vigilance, la plainte d'insomnie peut toucher jusqu'à la moitié des personnes de plus de 65 ans. Et il y a vous : l'Association Française des Aidants relève que 61 % des aidants déclarent des troubles du sommeil.

Nos tarifs

Voici le prix d'une nuit complète de 12 heures, tout compris. Un mot sur ce qu'il recouvre. Tantor n'a pas d'agences physiques, donc des frais de fonctionnement réduits, et nous avons choisi d'en redistribuer le maximum aux professionnels, en prenant la commission la plus faible du secteur là où un mandataire classique en garde environ la moitié. Résultat, 80 % du prix TTC revient aux professionnels intervenants et les auxiliaires de vie sont rémunérés jusqu'à 50 % au-dessus du marché, sans que cela change ce que paie la famille : le tarif reste au niveau du marché mandataire. La nuit, ce choix décide de tout : il nous permet de recruter les meilleurs, de recruter là où les autres n'y arrivent plus, et d'être plus exigeants à l'entrée — diplôme ou trois ans d'expérience vérifiée, avec références. Et les intervenants restent, avec beaucoup moins de turnover que dans le secteur ; c'est cette stabilité que les familles ressentent, nuit après nuit.

Forfait garde de nuit (12 heures)En semaineWeek-end et jours fériés
Tarif Tantor Région
toute la France hors Île-de-France et zones pénuriques
194,77 €218,73 €
Tarif Île-de-France
Paris et Yvelines
206,77 €230,73 €
Tarif zones pénuriques
Alpes-Maritimes, Charente-Maritime, Bassin d'Arcachon et Cap Ferret
216,00 €242,88 €

Tarifs TTC pour une nuit de 12 heures, en exonération totale de charges (bénéficiaires de l'APA ou de plus de 80 ans), avant crédit d'impôt. Tarifs 2026, susceptibles d'évolution.

Ces montants s'entendent avant le crédit d'impôt de 50 % : une nuit en semaine au tarif Région revient donc à environ 97 €, dans la limite de 12 000 € de dépenses annuelles retenues. Sans APA, l'avance immédiate de l'Urssaf permet de ne régler que cette moitié au moment de la prestation.

Les aides mobilisables

Le plan d'aide APA est plafonné au 1er janvier 2026 à 2 080,33 € par mois en GIR 1, 1 682,30 € en GIR 2, 1 215,99 € en GIR 3 et 811,52 € en GIR 4 (CNSA). S'y ajoutent le crédit d'impôt, l'aide au répit APA et, selon la situation, la PCH.

Même au plafond du GIR 1, l'APA seule ne finance pas sept nuits sur sept : c'est le cumul qui rend l'organisation soutenable. Notre page aides financières détaille chaque dispositif.

Qui vient chez votre proche

La nuit, plus encore que le jour, le visage compte : une personne désorientée qui se réveille à 3h et découvre un inconnu dans son couloir ne se rendort pas. Pour les nuits, nous cherchons un(e) auxiliaire de vie qui en a déjà accompagné et sait gérer une déambulation sans contrarier. Nous rapprochons son expérience réelle de la situation de votre proche, et nous vous présentons son profil avant la mise en place. Ce qui compte, c'est la stabilité. Sur un nombre de nuits réduit, c'est le même intervenant qui vient. Sur une présence sept nuits sur sept, plusieurs intervenants se relaient selon les horaires et les disponibilités : nous en mettons le moins possible, et ce sont toujours les mêmes.

Nous fonctionnons en mode mandataire : votre proche est l'employeur, et nous prenons en charge le recrutement, le contrat, la paie, les déclarations et le remplacement.

Avant toute mise en place, un infirmier référent se déplace au domicile : il évalue ce qui se passe réellement la nuit, vérifie le logement, prend en compte votre épuisement, et vous dit s'il pense que la nuit est la bonne réponse. Il assure ensuite le suivi. L'enquête indépendante OpinionWay (février-mars 2026, norme ISO 20252) place Tantor à 8,6/10 sur la continuité des intervenants contre 7,4/10 pour le secteur.

Quand la veille de nuit n'est pas la bonne réponse

  • Quand les réveils sont trop nombreux — au-delà de trois par nuit, il faut un autre régime, ou revoir le sommeil avec le médecin traitant
  • Quand le logement ne permet pas la pièce dédiée — mieux vaut la téléassistance ou l'adaptation du logement
  • Quand ce sont des soins qui sont nécessaires — ils relèvent d'un infirmier libéral, avec qui nous travaillons en coordination

À l'inverse, des levers répétés, une première chute nocturne même sans gravité, une déambulation la nuit, et vous qui ne dormez plus : ces signaux disent que l'organisation en place ne suffit plus. Pour en parler, contactez-nous ou découvrez nos services.

Les ressources vers qui vous tourner

Pour aller plus loin

Sources

  • Convention collective des particuliers employeurs et de l'emploi à domicile (IDCC 3239), articles 137.2 et 137.3
  • Institut National du Sommeil et de la Vigilance, Le sommeil quand il prend de l'âge (INSV/BVA 2010)
  • Association Française des Aidants, dossier thématique Santé des Aidants
  • CNSA, Ce qui change au 1er janvier 2026
  • Service-public.gouv.fr, fiche F12 Crédit d'impôt services à la personne, 15 avril 2026
  • Enquête OpinionWay pour Tantor, février-mars 2026, norme ISO 20252

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